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Coup de foudre à Molenbeek

Priscila Jardel est arrivée cet été au Daring. Depuis lors, tout se passe pour le mieux pour l’attaquante et les promues molenbeekoises. Onze buts pour l’Argentine de 25 ans. Une qualification facile pour le Top 8. Et une lutte actuelle pour une place en demi-finale du championnat de DH. Focus sur la relation idyllique entre deux révélations de cette saison.

 

Le Daring vise les sommets. Priscila Jardel aussi. Voilà pourquoi Ryan Deuvaert a verrouillé sa brillante Argentine en lui renouvelant son contrat de deux saisons, fin 2020. Mais l’ambition ne justifie pas tout. Le président molenbeekois ne lui aurait sans doute pas proposé si tout ne se passait pas pour le mieux entre le club et elle. Mais c’est le cas. Depuis juillet dernier, l’attaquante de 25 ans est pleinement épanouie. En témoignent notamment ses onze buts en championnat. « Je me sens vraiment bien en Belgique. Et la chose la plus importante, c’est que je suis à l’aise au Daring. Mon copain et moi y sommes très entourés. J’aime également comment tous les gens œuvrent à son développement », confirme l’internationale aux 21 caps. « Nous aimerions beaucoup voyager à travers l’Europe quand la situation le permettra. Pour le moment, nous essayons d’apprendre le français et de progresser en anglais. »

 

Pour l’heure, le Daring a les yeux rivés sur ses deux ultimes joutes des playoff. Les Bruxelloises doivent encore aller à l’Héraklès (11 avril) et recevoir le Dragons (18 avril). Les filles de Manu Brunet sont actuellement 3es de la poule B après deux victoires pour autant de revers. Dauphines de La Gantoise après la première phase avec une seule petite défaite, les Molenbeekoises gardent leur destin entre leurs mains. « Nous n’avons pas bien joué la rencontre d’ouverture face au Racing. Mais nous nous sommes reprises pour gagner les deux matches suivants. Notre prestation était bonne lors du retour contre les Uccloises mais nous n’avons pu marquer. Désormais nous sommes meilleures et avons confiance en notre travail. »

 

Un jour, aux Pays-Bas

 

Le Daring croit évidemment dur comme fer en sa présence dans le Final Four pour le titre. Une belle récompense pour un groupe qui s’est servi d’une montée précoce en 2019/2020 pour préparer sa venue en DH, tout en y intégrant des renforts de choix cet été. Parmi eux, Priscila Jardel. La championne du monde junior 2016 est arrivée sur notre sol grâce à Anita Bertarini, la stratège noire et rouge, qu’elle avait connue comme coéquipière à Mendoza. Après une expérience en Espagne, c’est chez nous qu’elle a déposé son stick. Elle est quatrième meilleure scoreuse de l’exercice derrière Gerniers (17 goals), Ballenghien (15) et Carla Rebecchi (12), sa compatriote et légende du hockey mondial. « C’est un exemple pour moi. J’ai vraiment eu de la chance de pouvoir m’entraîner avec elle il y a quelques temps, en Argentine. Elle est super forte mais surtout, très sympa », insiste-t-elle.

 

Rebecchi n’est plus en lice pour une place dans la sélection des Leonas pour Tokyo 2020, dès juillet. Priscila, elle, ne faisait pas partie de l’effectif. La jeune sud-américaine ne pense pas trop à l’équipe nationale pour le moment. Elle a d’autres objectifs. Récemment dans une interview accordée à hoofdklassehockey.nl, elle déclarait vouloir jouer un jour dans le championnat des Pays-Bas. « Je ne sais pas quand. Mais je voudrais bien. Au moins une saison. C’est la meilleure ligue du monde. »

 

En attendant, Jardel est concentrée sur ses études de « Business administration » qu’elle a entreprises cette année et qu’elle suit en ligne grâce au dispositif mis en place par son université en Argentine. Et sur la fin de la compétition. Les dames du Daring feront-elles mieux que les messieurs qui avaient terminé troisièmes en 2014 ?

 

 

Valentin Thiery

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