Céline Martin-Schmets, arbitre de la Division d’Honneur

By februari 28, 2020 maart 6th, 2020 PORTRAIT

Céline Martin-Schmets

Nom : Martin-Schmets

Prénom :Céline

Age : 33 ans

Depuis quand arbitres-tu ?

Depuis l’age de 16 ans plus ou moins, d’abord dans mon club pour rendre service puis très vite comme arbitre nationale

Pourquoi/comment as-tu commencé à arbitrer ? 

Je connaissais bien les règles et je n’avais pas peur d’arbitrer pour aider dans mon club, du coup cela m’a semblé naturel de continuer. Aussi je détestais l’injustice en étant jeune et au lieu de m’énerver sur les arbitres, ma maman m’a proposé d’en devenir un.

Joues-tu ou as-tu également au hockey ? Pratiques-tu d’autres sports? 

Mon club de cœur est Namur, j’y ai joué depuis mes 5 ans et j’y joue à nouveau actuellement depuis quelques années. Pendant mes études j’ai joué pendant 7 ans au Parc, club qui m’a permis de jouer au plus au niveau en Belgique tant en outdoor qu’en indoor. J’ai également eu la chance il y a deux ans de participer à la montée de l’équipe première dame de Namur en DH tant en outdoor qu’en indoor. Je n’étais pas une joueuse d’exception mais je faisais mon travail de manière appliquée, ce qui ma permis de trouver ma place même en DH.

Qu’est-ce qui te plaît dans l’arbitrage ? 

L’arbitrage pour moi est un challenge complet, il est tant physique que mental.

Il faut non seulement être constamment en forme physiquement et évoluer avec les joueurs et joueuses de haut niveau. Il faut aussi évoluer avec eux pour connaitre leurs nouveaux mouvements techniques.

Mais surtout il faut être capable mentalement de regarder des dizaines de petits détails en une fraction de seconde pour prendre la bonne décision. Il faut être capable de mener le jeu sans être trop présent, de tenir le jeu en main sans pour autant sanctionner et de savoir sanctionner au moment opportun.

Il s’agit d’un ensemble de petites choses mises ensemble qui forgent également notre caractère sans pour autant devenir un tyran.

Et puis il y a surtout cette interaction avec les joueurs et joueuses, ces petits échanges qui rendent le jeu plus humain, ce sourire sur leur visage pour un superbe avantage même si ce sourire ne nous est pas adressé, ces remerciements sincères à la fin d’un match engagé, etc.

Qu’est-ce qui te déplaît dans l’arbitrage ou aimerais-tu voir changer ? 

Le manque de reconnaissance de notre engagement, de notre sport à nous, de nos efforts. On parle bien trop peu de l’arbitrage, trop peu des arbitres (surtout positivement). Souvent lorsqu’on en parle c’est pour critiquer et non pas pour féliciter. Et ce manque de reconnaissance s’applique à tous les niveaux, que ce soit pour une finale mais également pour un match jeune qui s’est super bien déroulé, un match d’open league ou le jeu était engagé etc.

L’arbitrage manque, de manière générale, de visibilité à tous niveaux.

Quelles sont tes ambitions ? 

Je pense que comme tout sportif qui atteint un certain niveau, les JO restent le top du top, même si le chemin est encore long. Et il y a évidemment aussi la coupe du monde.

Mais plus concrètement, je veux continuer à pouvoir arbitrer à un bon niveau en Belgique et en international en y prenant un maximum de plaisir sur le terrain et en dehors.

Et bien sûr avoir la possibilité de faire nouveau une coupe d’Europe reste dans mes objectifs à plus courts termes.

Leave a Reply