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Le club des 5

Le Wellington est dans une position compliquée dans le playdown de cette saison 2020/2021. Mais bien entendu, les promues uccloises croient plus que quiconque en leur maintien. À commencer par leur colonie française. Depuis cet été, la coach Louise Cavenaile peut compter sur cinq Tricolores dans son effectif. À chaque joueuse, un thème. À chaque thème, trois questions. En quinze réponses, on fait le tour de leur vie de hockeyeuse.

 

 

Noa Roque sur …  le club du Well

  • Malgré la situation sanitaire, as-tu pu déjà te rendre compte à quel point le Well est un club familial où règne une excellente ambiance ?

J’ai vite vu qu’une atmosphère de solidarité régnait. Même avant que je ne pose un pied au club, les membres et les dirigeants étaient toujours là pour m’apporter de l’aide pour des choses de la vie de tous les jours. Avec mes compatriotes, on est vraiment reconnaissantes envers le Well qui a toujours fait sentir que nous ne sommes pas des « étrangères » mais qu’on fait bel et bien partie de la communauté. C’est important car ça aide à se sentir non seulement intégrée hors du terrain mais aussi libérée dans le jeu.

  • Qu’est-ce qui t’a le plus marquée dans la vie hors du terrain ?

C’est une question compliquée au vu des conditions actuelles. C’est vrai qu’un dimanche normal au club, dont j’ai entendu parler mais que je n’ai jamais vécu, allègerait les esprits. Je pense qu’on a tout de même fait preuve d’une grande résilience car on traverse une saison compliquée jusqu’à présent. Mais on reste soudée et on garde la tête haute. J’espère pouvoir prolonger mon séjour en Belgique et profiter pleinement de l’expérience bruxelloise l’année prochaine, pour pouvoir mieux répondre à cette question.

  • Quelles sont les grosses différences avec tes anciens clubs en France ?

La manière de s’entraîner. Je dirais que le niveau technique de base est plus solide. L’intensité des entraînements est vraiment plus élevée. Puis les filles sont plus assidues et exigeantes avec elles-mêmes. Elles cherchent toujours à ne pas être dans une zone de confort. C’est d’ailleurs pour cette rigueur et cette quête de performance que j’avais envie de rejoindre le Well.

 

Carte d’identité de Noa

Date et lieu de naissance : 20 avril 1996 à Bordeaux

Position sur le terrain : arrière latérale

Au Well depuis : été 2020

Club précédent : Saint Germain Hockey Club

Meilleure joueuse du championnat : Valérie Magis (Dragons)

Nombre de sélections en A : 28

Études : McGill University (Canada) et Sciences Po Paris. Actuellement en année de césure, je travaille dans une organisation de défense des droits humains et de l’environnement

Centres d’intérêt : surf, dessin, justice sociale et environnementale

 

Victoire Arnaud sur … l’équipe du Well

  • Vous avez gagné contre Malines après la grosse déception contre Louvain. Le mental est-il la plus grande force de votre équipe ?

Honnêtement, le mental n’a pas été notre plus grande force depuis le début. On a pas mal encaissé durant la première partie de saison. Nous avons eu du mal à concrétiser nos occasions lors du début de ce playdown. On est toute conscientes du potentiel de l’équipe. Nous manquons seulement de confiance en nous. Et pourtant. Le plus dur était de rebondir mentalement suite à la lourde défaite contre Louvain. Nous avons surmonté cette épreuve en arrachant une victoire contre Malines.

  • Avec six arrivées et trois départs l’été dernier, ça a été difficile de former un groupe soudé ?

Au début, c’est toujours délicat de s’intégrer dans une nouvelle équipe surtout avec les conditions sanitaires. Elles ne nous permettaient pas de faire connaissance hors des terrains. Et pourtant, c’est comme si on se connaissait déjà toutes. Le Well, avant d’être une équipe de hockey, ce sont des copines qui nous ont tout de suite intégrées à leur groupe.

  • Comment le staff vous a-t-il maintenues concernées malgré l’incertitude quant au COVID ?

Ça été compliqué avec tous les arrêts et reprises momentanées de la compétition. Mais le staff a toujours été impliqué et dévoué pour faire en sorte qu’on ne perde pas pied. Nous avons suivi un programme physique régulier et participé à des vidéo conférences d’équipe. Il a toujours été présent et à l’écoute de nos incompréhensions et questionnements. Il nous a soutenues mentalement et n’a jamais perdu confiance en nous, malgré les résultats.

 

Carte d’identité de Victoire Arnaud

Date et lieu de naissance : 26 décembre 2001 à Saint-Etienne

Position sur le terrain : milieu

Au Well depuis : été 2020

Club précédent : Orée

Meilleure joueuse du championnat : Charlotte Englebert (Racing)

Nombre de sélections en A : 17

Études : kinésithérapie à la Haute École Leonard de Vinci

Centres d’intérêt : ma famille et le sport en général. Mais toute ma vie est axée autour du hockey donc c’est difficile de trouver d’autres hobbies.

 

Clélia Deroo sur … le play down du Well

 

  • Vos trois défaites en cinq matches se sont soldées par un seul but d’écart. Vous n’êtes donc pas si loin de vos rivales, malgré votre dernière place.

 

En effet. On le savait et c’est très frustrant de passer tout près chaque fois. Mais ça va se jouer sur des détails. À nous de les régler et de travailler dessus pour prendre l’avantage sur les matches retour.

 

  • Est-ce le match de la dernière chance contre le Léopold ce jeudi soir ?

 

C’est une rencontre très importante. Perdre nous compliquerait la tâche. Mais il reste quinze points à prendre. Beaucoup de choses sont encore possibles et donc chaque match est à prendre comme une final, comme celui de la dernière chance. Sur la phase aller du playdown, on a vu qu’on n’était pas loin de nos adversaires. Il y a donc la place pour le maintien. On y croit et on va tout donner.

  • Quand tu as débarqué au Well, tu t’attendais à une saison si compliquée ?

Je me doutais que ce ne serait pas facile car on savait qu’on jouerait pour se maintenir. Ces courtes défaites en début de playdown ont été difficiles mentalement car on savait que c’est sur cette partie de championnat qu’il faut et qu’on peut montrer qu’on a notre place en DH. Notre réaction contre Malines nous remet dans la bonne direction.

 

Carte d’identité de Clélia

 

Date et lieu de naissance : 16 septembre 1998 à Nantes

Position sur le terrain : arrière

Au Well depuis : été 2020

Club précédent : Geba (Bueno Aires – Argentine)

Meilleure joueuse du championnat : Carla Rebecchi (Antwerp)

Nombre de sélections en A : 32

Études : master en physique à l’ULB

Centres d’intérêt : je suis assez d’accord avec Vic. On n’a pas assez de temps pour autre chose que le hockey. Mais je dirais le piano et la cuisine

 

 

Perrine Seillier sur … le championnat belge

 

  • Selon toi, quelle est la plus grosse différence entre la D.1 et la DH belge ?

 

L’intensité. La balle va à toute vitesse sur le terrain et est toujours en activité. Ça ne laisse pas beaucoup de place aux erreurs qui peuvent vite se transformer en goals ou PC contre. En D.1, on pouvait faire quelques erreurs qui étaient rattrapables derrière. Ici, c’est plus compliqué. Il faut être à 200% pendant tout le match, que ce soit avec ou sans la balle. Sinon on le paye cash directement.

 

  • La Gantoise est clairement favorite pour le titre national. Qui sera son principal concurrent, selon toi et pourquoi ?

 

Le Dragons va être redoutable. Depuis le début, elles font une bonne saison et ça se voit sur les playoff. Elles ont moins encaissé et plus marqué, ce qui leur permet d’être en tête du groupe B. À voir sur les deux derniers matchs de poule où tout est encore jouable.

  • Que penses-tu de cette nouvelle formule de championnat ?

Garder la moitié de nos points au début du playdown nous permettait d’avoir une légère avance sur Leuven. Mais ça voulait aussi dire qu’on devait récupérer des points aux autres équipes devant nous. Donc cette formule a ses avantages et ses inconvénients au niveau du championnat en général. Pour nous, c’est sûr qu’on doit redoubler d’efforts et on ne peut pas se reposer sur nos points acquis en première partie de saison. Aussi avec la situation sanitaire et les trois descentes prévues en DH, ce n’est pas la même chose de mettre trois équipes derrière soi plutôt que “seulement” deux.

 

Carte d’identité de Perrine

 

Date et lieu de naissance : le 23 octobre 2001 à Rouen

Position sur le terrain : attaquante

Au Well depuis : deux ans

Club précédent : Douai Hockey Club

Meilleure joueuse du championnat : Émilie Sinia (La Gantoise)

Nombre de sélections en A : 14

Études : 2è année en podologie à la Haute École Leonard de Vinci

Centres d’intérêt : le foot et le biathlon, mais aussi le sport en général. Passer du temps en famille et entre amis

 

 

Élysée Lecas sur … l’Équipe de France

 

  • Explique-nous pourquoi autant de Français et de Françaises débarquent dans le championnat belge.

Le championnat français est malheureusement trop faible et manque de moyen pour son développement, pour le moment. On ne peut pas avoir pour ambition de faire les Jeux et à côté de cela ne pas avoir une qualité d’entraînement et de championnat. En Belgique les clubs nous donnent l’opportunité de nous entraîner et de jouer dans un cadre plus professionnel. Ce qui est donc favorable à chacune d’entre nous.

  • Les JO de Paris 2024 sera-t-il un tournant pour le hockey dans votre pays ?

Paris 2024 pourrait d’office mettre un coup de projecteur sur notre sport qui est trop peu pratiqué et médiatisé en France. On rêve toutes des JO. Mais contrairement à l’équipe masculine, notre route est encore longue et fastidieuse. Nous faisons toutes d’énormes sacrifices (vie professionnelle, personnelle, études…) pour présenter une Équipe de France féminine compétitive et à la hauteur. Et qui sait, un jour peut-être, ce seront les Belges qui viendront jouer chez nous…mais je crois qu’il y a encore du travail (rires).

  • De vous cinq, tu es la plus capée en équipe nationale. Quel est ton meilleur souvenir ?

Je crois que peu importe le lieu, l’hôtel ou le temps. Ce qui crée un beau souvenir, c’est la performance que tu réalises en équipe. L’émulsion se crée et tu vis une expérience magique.

Je parlerai donc au futur car j’espère que mon plus beau souvenir sera un ticket pour Paris 2024 qu’on sera allé chercher toutes ensemble.

 

Carte d’identité d’Élysée

 

Date et lieu de naissance : 30 octobre 1996 à Orléans

Position sur le terrain : avant-centre

Au Well depuis : deux ans

Club précédent : Lille Hockey Club

Meilleure joueuse du championnat : Alix Gerniers. Une fusée (La Gantoise)

Nombre de sélections en A : 42

Profession : diplômée comme professeur d’activité physique adaptée

Centres d’intérêt : nature, animaux, BBQ entre potes. La simplicité is the French Touch

 

 

 

Valentin Thiery

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