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« Je ne me sens pas comme un dinosaure »

John Verdussen est un exemple. Un exemple de longévité et de fidélité. Le défenseur de 33 ans joue sa quinzième saison de DH pour un Léopold qu’il n’a jamais quitté. Il jongle aussi avec ses différentes casquettes. Mari, père de deux enfants, capitaine, pion majeur de Robin Geens et kiné au sein même de son club de cœur : le doyen rouge et blanc évoque sa situation chez les champions de Belgique en titre.

John Verdussen a encore montré samedi dernier qu’il était un incontournable dans l’effectif DH du Léopold. Lors de ce succès 1-4 au Braxgata, l’arrière central ucclois a été irréprochable défensivement. Ses quelques grandes enjambées vers l’avant ont également semé le trouble dans les rangs boomois. « J’ai 33 ans sur ma carte d’identité. Mais dans ma tête et mon corps, bien moins. Je suis en pleine forme et je n’ai pas l’impression de dénoter dans le groupe. Je ne me sens pas comme un dinosaure », entame John Verdussen. « Si je suis toujours là, c’est d’abord car j’ai été épargné par les blessures. J’évolue aussi à une place qui m’autorise à moins couri ». Sans oublier sa profession. Adepte de la rééducation par le mouvement, ce kiné accompagne ses patients dans leurs exercices tout au long de la journée. Ce n’est jamais de trop pour esquiver les pépins physiques.

Deuxième maison

Le capitaine de Robin Geens vit son 15e exercice en Première alors qu’il a découvert le Léo à quatre ans. Aujourd’hui comme à l’époque, c’est un peu sa deuxième maison. Même si certaines choses ont changé. « Entre mon école, le terrain et mon domicile, je pouvais tout faire à pied. J’ai vécu au club toute mon enfance. Tous mes amis viennent de là », confie « Jojo ». « Désormais c’est différent. J’ai mes entraînements et matches. Ceux de ma femme. Mon aîné de cinq ans a commencé cette saison. Je suis kiné et j’ai mon centre dans les infrastructures du Léo depuis 2017. Je passe énormément de temps là-bas. Heureusement, nous avons une bonne organisation avec ma gentille femme qui chapeaute bien tout ça. Nous pouvons aussi compter sur ma mère et ma belle-mère pour les trajets. »

Et visiblement, tout roule pour tout le monde. L’ancien Red Lion aux cinquante caps début 2010 se sent bien sur et en dehors des synthétiques. Il n’a même jamais eu envie de changer d’environnement. « Et ce pour plusieurs raisons. J’ai eu la chance de tomber dans un club ambitieux qui vise perpétuellement le haut de tableau », poursuit le serviteur du maillot rayé. « Tu quittes plus facilement ton équipe si tu luttes pour ne pas descendre. Sur toutes mes années, j’ai joué une fois un match en fin de championnat pour échapper aux barrages. C’était au Beerschot. Et après une saison un peu plus difficile, la direction prenait toujours les décisions justes pour éviter que ça ne se reproduise. Puis quelles que soient les générations, j’ai un bon contact avec les membres du noyau. Enfin les conditions pour la pratique du hockey ici sont parfaites. »

Rude concurrence

Le Léopold est invaincu depuis le 27 septembre. Il reçoit dimanche le Daring pour confirmer cette belle série et surtout ne pas se faire distancer par le trio de tête. « Nous n’avons pas vraiment douté quant à notre qualification pour le Top 8. Notre objectif était plutôt d’accrocher le bon wagon, ce que nous sommes en train de faire. Vu la situation sanitaire et le nouveau mode de compétition, je trouve ça très excitant. Surtout que nous sommes restés sur notre faim l’an passé avec l’arrêt dû au COVID. Nous sommes donc toujours champions en titre et voulons aller le plus loin possible. Ce sera compliqué car il y a de plus en plus de concurrence. À commencer par La Gantoise qui sort un fameux premier tour. »

Léopold – Gantoise doit encore se disputer le 13 décembre à 15h. Les streamings devraient chauffer.

 

Valentin Thiery

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