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Interview croisée des frères Tambwe

Amaury présente Tanguy et vice versa : interview croisée des frères Tambwe

 

Cinq paires de jumeaux foulent les terrains de Division d’Honneur cette saison*. Les Van Straaten de l’Antwerp, les Donck de l’Héraklès, les De Cocquéau de Namur et à l’Old Club, les Geurts puis surtout les Tambwe. À 22 ans, Amaury et Tanguy découvrent les exigences du plus haut niveau belge pour la première fois de leur jeune carrière. En dix questions, l’un va décrire l’autre, laissant un bref droit de réponse à son frère. Découverte.

 

Amaury sur son frère Tanguy…

 

Si tu devais comparer Tanguy à une star du hockey mondial, ce serait qui et pourquoi ?

 

Amaury : Tanguy a un jeu fort basé sur ses déplacements et sa vitesse balle au stick. Je dirais donc l’attaquant de Bloemendaal Roel Bovendeert même si évidemment, il a encore beaucoup de technique et d’expérience à acquérir.

 

Tanguy : Ça fait plaisir d’être comparé à lui. J’apprécie beaucoup sa qualité de jeu et sa lucidité devant le goal. Bien entendu, je n’ai pas son niveau mais je continue de bosser dur pour au moins m’en approcher.

 

Quelle est sa principale qualité en dehors des terrains ?

 

A : Il est clairvoyant. Il a toujours une bonne vision et une certaine lucidité par rapport aux problèmes ou aux tâches qu’il a à affronter.

 

Quel est son principal défaut sur le terrain ?

 

A : C’est quelqu’un de très exigeant en termes de qualité de hockey sur le terrain. D’abord envers lui-même. Puis envers ses coéquipiers. Moi je le vois comme une qualité même si parfois, ça le mène à s’énerver plus qu’il ne le devrait.

 

T : Je reconnais volontiers qu’il m’est arrivé plusieurs fois de m’emporter à ce niveau-là. Je sais que ce n’est pas constructif et que ça apporte une certaine énergie négative pendant un match. Mais si j’ai pu parfois perdre mon calme, c’est parce que je connais les qualités de notre groupe. C’est frustrant quand on joue en dessous de notre niveau, moi y compris.

 

Te souviens-tu d’une grosse bêtise qu’il ait faite dans votre jeunesse ?

 

A : Il était un peu acrobate et aventurier. Il s’est cassé deux fois la clavicule, et une fois l’autre.

 

T : J’aimais bien les cascades. Un peu trop même. J’ai causé plusieurs frayeurs à mes parents.

 

 

Quels sont ses hobbies à côté du hockey ?

 

A : Tanguy est vraiment passionné par tout ce qui touche au cinéma, film et séries.

 

Y a-t-il quelque chose qui l’insupporte au plus haut point dans la vie de tous les jours ?

 

Néant. (Amaury n’a rien trouvé à répondre, NDLR).

 

Quel rôle a-t-il joué dans la montée en DH la saison passée ?

 

A : Il a eu un réel impact. Il a été extrêmement efficace devant le goal. Il marquait son petit but hebdomadaire à chaque rencontre, voire plus certaines semaines. Il a vraiment été un élément de poids pour notre attaque.

 

Comment juges-tu son championnat jusqu’à présent ?

 

A : Il a eu un peu plus de mal étant donné la différence de niveau entre la D1 et la DH. Il a marqué son premier but contre le Racing le 28/11. Je suis persuadé qu’il va continuer sur cette lancée et reprendre ses habitudes d’attaquant.

 

T : Ce premier tour est compliqué pour moi, il faut bien le reconnaitre. Que ce soit en termes de buts ou d’occasions créées, ce n’est clairement pas suffisant. C’est d’autant plus rageant que la saison passée était l’une de mes meilleures… Malgré tout je continue à travailler dur en espérant et en faisant tout pour que la situation se débloque pour moi et pour l’équipe.

 

Le verrais-tu un jour quitter l’Old Club pour aller jouer le haut du classement de DH ?

 

A : L’Old Club est et restera pour lui un club de cœur. C’est là que Tanguy a passé la majorité de son parcours de hockeyeur. Maintenant, Tanguy a toujours eu pour objectif d’aller le plus loin possible dans son sport. Je le verrais très bien quitter Liège s’il en a l’occasion et si ça se met bien avec sa vie professionnelle.

 

T : En tant que hockeyeur, évoluer au plus haut niveau est ce qu’il y a de mieux selon moi. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Mais quitter mon club n’est pas au programme à l’heure actuelle.

 

Que représente l’Old Club à ses yeux ?

 

A : Après notre départ du Baudouin à 11 ans, il a tout de suite noué des liens forts avec le club. Je pense que quoi qu’il arrive dans son parcours sportif, Liège restera son club de cœur et gardera une place particulière dans sa vie.

 

T : C’est exactement ça !

 

 

Tanguy sur son frère Amaury…

 

Si tu devais comparer Amaury à une star du hockey mondial, ce serait qui et pourquoi ?

Tanguy : John-John Dohmen. Comme lui, un de ses atouts est sa condition physique. Ils ont également un style de jeu similaire : simple mais efficace.

Quelle est sa principale qualité en dehors des terrains ? T : L’assiduité́. Que ce soit dans ses études ou au niveau de son hygiène de vie, il est très (parfois trop) assidu.

Quel est son principal défaut sur le terrain ?

T : Il n’y pas de défaut flagrant qui me saute aux yeux. Je dirais toutefois qu’à certains moments, il se précipite un peu trop et manque de justesse dans le dernier geste.

A : Je pense aussi que je dois mieux analyser le jeu. Surtout dans cette division où tout est plus rapide. Il faut donc réagir plus vite.

Te souviens-tu d’une grosse bêtise qu’il ait faite dans votre jeunesse ?

T : Rien ne me vient à l’esprit malheureusement. Amaury était plutôt calme étant plus jeune.

Quels sont ses hobbies à côté du hockey ?

T : C’est quelqu’un de très actif socialement. Il fait donc beaucoup d’activités avec des amis (cinéma, soirée, …). Le confinement n’arrange pas ses affaires.

Y a-t-il quelque chose qui l’insupporte au plus haut point dans la vie de tous les jours ?

T : Quand je le bats à FIFA.

A : Il oublie de dire qu’il ne gagne que seulement quelques fois par rapport aux fois où il est battu.

Quel rôle a-t-il joué dans la montée en DH la saison passée ?

T : Il a fait exactement ce qu’on attendait d’un milieu. C’était un bon relais entre la défense et l’attaque tout en étant percutant quand il le fallait.

Comment juges-tu son championnat jusqu’à présent ?

T : À l’image de l’équipe, Amaury n’a pas encore montré toute l’étendue de son potentiel. Il a subi une blessure à l’entraînement juste avant la reprise qui l’écarte des terrains jusqu’à 2021. Ce n’est donc clairement pas son meilleur début de championnat mais il bosse dur et se prépare déjà̀ pour son retour. Je ne me fais pas de soucis pour lui.

A : J’ai eu une blessure durant le premier entrainement de reprise de la DH en novembre. Malheureusement je dois attendre quelques semaines avant de pouvoir remonter sur le terrain, ce qui est assez frustrant. Mais je continuer de m’entrainer avec ce que j’ai pour revenir plus fort en championnat.

Le verrais-tu un jour quitter l’Old Club pour aller jouer le haut du classement de DH ? T : Je ne pense pas que ce soit son style. C’est plus un clubman. Il est toujours resté fidèle au club et à l’équipe malgré les relégations qu’on a déjà subies. Ça m’étonnerait donc.

A : Le hockey a toujours été loisir pour moi. Actuellement, je pense avant tout à mes études qui me prennent beaucoup de temps à côté. Quand je monte sur le terrain c’est avant tout pour retrouver mes coéquipiers, qui sont plus une bande de potes, et m’amuser.

Que représente l’Old Club à ses yeux ? T : Sa vision du club, et plus particulièrement de notre équipe, serait celle d’une seconde famille. On est vraiment une bonne bande de potes que ce soit sur mais surtout en dehors du terrain.

 

 

Les autres choses à savoir sur les jumeaux…

 

– Tanguy supporte le FC Barcelone tandis que son frère est fan du Real Madrid.

– Amaury est en 3e médecine à l’Université de Liège tandis que son frère est en 2e année de formation chef d’entreprise et conseiller financier à l’IFAPME

– Ils voient tous les deux La Gantoise comme candidat numéro un au titre.

– Ils ont commencé le hockey à six ans et n’ont jamais été appelés en sélections nationales de jeunes

 

 

*Les Peeters du Beerschot sont des triplés.

 

 

Valentin Thiery

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