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Interview des Masso : Alexia présente Luca, et vice versa.

Ils ont tous les deux découvert le hockey grâce à l’Orée, dès leurs cinq ans. Luca et Alexia ont ensuite connu un parcours plutôt différent. Watducks et or olympique pour l’un. White Star et Santander pour l’autre. Aujourd’hui, l’aîné des Masso est revenu à Woluwé et lutte pour le titre. Les hommes de Xavier De Greve ont neuf orteils en demi-finale. Sa petite sœur se bat pour le maintien avec le club d’Evere. Portraits croisés des deux petits enfants d’Eddy Merckx.

Alexia sur son frère…

Alexia, quel est le premier souvenir qui te vient à l’esprit quand on parle de hockey, de toi et de ton frère ?

Alexia : sans aucun doute la surprise qu’il m’a faite lors de ma Coupe d’Europe en U18 à Santander. Avant de partir, Luca m’avait certifié qu’il ne pourrait pas être là. Lors de mon premier match contre la Hollande, je suis sur le terrain et soudain, j’entends sa voix. Il était là. Je n’en revenais pas. J’ai dû regarder plusieurs fois pour être certaine que c’était bien lui. J’étais super heureuse.

Dans votre enfance, comment était-il comme grand frère ?

A : On ne va pas se mentir. Quand on était petit, Luca et moi n’arrêtions pas de nous chamailler, de nous disputer et de nous battre. Même si je lui faisais vivre un enfer et malgré nos disputes, Luca a toujours pris soin de moi. Il m’a toujours protégée et soutenue. Il était parfois exigeant et dur. Il l’est toujours d’ailleurs. Mais c’était pour que je dépasse mes limites et m’aider à grandir.

Luca : Je pense que c’est à cela que sert un grand frère même si parfois comme elle dit, elle me faisait vivre un enfer.

Peux-tu me citer une même qualité que Luca a en dehors et sur le terrain ?

A : Luca est un battant. Il ne lâche et lâchera jamais rien. Quand il veut quelque chose, il va tout faire pour l’atteindre et personne ne peut le détourner de son objectif. Je rajouterais également qu’il se bat pour lui et pour les siens. Que ce soit sa famille, ses amis ou ses coéquipiers.

L : C’est ce que j’ai toujours essayé de faire. Je ne suis peut-être pas le plus talentueux mais je me suis toujours battu pour atteindre mes rêves et je continuerai à le faire.

Que pourrais-tu lui donner de ton jeu et qui ferait progresser Luca ?

A : Question piège. C’est très délicat car nous avons deux styles de jeu très opposés. Je dirais le jeu en 3D. Je joue beaucoup en 3D et Luca, lui, élimine ses adversaires par son explosivité, sa vitesse et sa prise de balle. Honnêtement, je n’aimerais pas défendre contre mon frère, il court beaucoup trop.

L : C’est vrai que je ne suis pas un grand dribbleur. Le 3D de ma sœur pourrait être un atout supplémentaire dans mon jeu.

Si tu devais le comparer à un héros de cinéma, ce serait qui et pourquoi ?

A : Rocky Balboa. Ce boxeur américain (l’œil du tigre) prêt à tout pour la victoire et qui par son travail et sa persévérance, force le respect des autres boxeurs et de la ville entière.

L : J’aime beaucoup la comparaison. D’ailleurs je me souviens que je regardais les films de Rocky avant mes finales en équipes jeunes, pour me motiver.

À part le hockey, à quoi d’autre s’intéresse Luca ?

A : À tous les sports : le golf, le foot, le basket, le padel, la Formule 1. C’est un passionné et il adore s’engager dans de nouvelles disciplines.

L : C’est vrai que j’adore le sport en général, mais il ne faut pas oublier le vélo, très important dans la famille.

Vous êtes Argentins par votre père. Que représente ce pays aux yeux de Luca ?

A : L’Argentine est le pays de naissance de notre papa. Ce sont donc nos racines. Notre famille y habite toujours et nous y sommes très attachés. Pour Luca, l’Argentine est bien plus que ça. L’Argentine a cru en lui. Elle lui a ouvert ses portes. Elle lui a donné sa chance. Grâce à elle, il a fait des rencontres extraordinaires et vécu des moments inoubliables. C’est une réelle fierté pour Luca d’être Argentin et je pense qu’il n’oubliera jamais tous ces moments passés là-bas.

L : J’ai vécu grâce à l’Argentine la plus belle expérience de ma vie (son titre de champion olympique à Rio 2016, ndlr) mais aussi la plus difficile. Je resterai toujours lié à ce pays qui représente beaucoup.

Quel est son talent caché ?

A : Luca a plusieurs talents cachés. Premièrement, il connait tous les prénoms, noms et numéros de maillot de tous les joueurs de foot. Il est capable de retracer le parcours de chacun et de parler de leur histoire. C’est vraiment choquant. Deuxièmement, Luca est un incroyable imitateur. Je vous assure. On ne dirait pas comme ça, mais il est à mourir de rire !

L : Quand je suis passionné par quelque chose, je m’y intéresse et veux tout savoir. Jouer à FIFA m’a également aidé.

Le vois-tu finir sa carrière à l’Orée ?

A : J’en suis sûre. L’Orée a toujours été son club de cœur. Il a énormément de respect pour lui et pour toutes les personnes qui l’ont soutenu et cru en lui.

L : C’est clair. L’Orée m’a fait découvrir le hockey, un sport qui était très peu connu dans notre famille. Ce club m’a permis de me développer et de faire de moi le joueur que je suis aujourd’hui.

Où le vois-tu dans dix ans ?

A : Dans dix ans, je le vois papa poule, entouré de sa famille et de ses vieux amis. Il jouera certainement encore au hockey avec des copains, tout en faisant du golf et sera toujours autant passionné par le sport. Je le vois ridé avec des cheveux blancs mais heureux et épanoui dans sa vie. C’est tout ce que je lui souhaite.

L : Je ne peux pas espérer mieux comme perspective dans dix ans sauf pour les cheveux blancs. C’est trop tôt.

Fiche d’identité d’Alexia Masso

Date et lieu de naissance : 21 décembre 1997 à Uccle

Profession : Institutrice Primaire au Collège Saint-Michel

Position sur le terrain : milieu

Nombre de buts cette saison : 0

Âge et club de ses débuts au hockey : 5 ans à l’Orée

Parcours en équipes nationales de jeunes ? U15 à U21

Club de sport préféré : White Star

Favori pour le titre en DH : la Gantoise

Ambition personnelle dans le hockey : continuer à jouer au plus haut niveau avec mon club et mon équipe du White Star

Au White Star depuis : 2015 – 2016

Luca sur sa sœur…

Luca, quel est le premier souvenir qui te vient à l’esprit quand on parle de hockey, de toi et de ta sœur ?

Luca : Sa Coupe d’Europe U18 à Santander. On est arrivé en surprise avec mon frère à son premier match de la compétition. Elle ne s’y attendait pas du tout et je pense qu’elle était super contente qu’on puisse être là.

Dans votre jeunesse, comment était-elle comme petite sœur ?

Plus une emmerdeuse que le reste. Elle aimait beaucoup m’embêter pour que je me fasse punir ensuite.

Alexia : Bon, il n’a pas tort… mais je rajouterais « qui aime bien, châtie bien ! »

Peux-tu me citer une même qualité qu’Alexia a en dehors et sur le terrain ?

L : La détermination. Elle aime atteindre les objectifs qu’elle se fixe autant au hockey que dans sa vie professionnelle.

Que pourrais-tu lui donner de ton jeu et qui ferait progresser Alexia ?

L : Elle ne va probablement pas aimer ce que je vais dire. Mais je pense que si elle pouvait avoir ma discipline de travail, elle progresserait encore énormément. J’ai toujours dit qu’elle avait plus de potentiel que moi.

A : Il a raison, je n’aime pas sa réponse. Mais il a tout à fait raison. Luca a toujours travaillé dur, tous les jours sans jamais s’arrêter, ni même se plaindre. C’est moins mon cas.

Si tu devais la comparer à une héroïne de l’histoire, ce serait qui et pourquoi ?

L : Jeanne d’Arc. Une guerrière qui se bat pour ses idées et qui a son franc parlé.

Alexia n’a jamais eu sa langue en poche et ne se laisse pas faire. J’espère juste qu’elle ne finira pas sur le bûcher.

A : Pas super belle, Jeanne d’Arc. Mais pour le côté révolutionnaire, c’est tout moi.

À part le hockey, à quoi d’autre s’intéresse Alexia ?

L : Son métier est très important pour elle. C’est d’ailleurs une vocation qu’on a directement remarquée chez elle et ce dès son plus jeune âge. Sinon je dirais les séries, les livres et les voyages même si pour l’instant, elle ne peut pas aller bien loin

A : Luca sait à quel point mon métier est important pour moi. Je fais énormément de sacrifices pour mon sport mais mon métier restera toujours ma priorité.

Vous êtes Argentins par votre père. Que représente ce pays aux yeux d’Alexia ?

L : La famille. Elle a encore été récemment rendre visite à notre famille argentine.

A-t-elle un talent caché ?

L : Je ne sais pas si on peut appeler cela un talent caché mais elle a un fou rire communicatif qui arrive à faire rire tout le monde en une fois.

A : Il a raison, j’ai un rire plus que communicatif et ça peut durer des heures.

La vois-tu finir sa carrière au White Star ?

L : Il y a beaucoup de chances même si je lui rappelle souvent que son club formateur reste l’Orée.

A : Il me le rappelle tout le temps. L’Orée est le club qui m’a formée et m’a fait évoluer. Et je ne renierai jamais d’où je viens.

Où la vois-tu dans dix ans ?

L : Bien installée comme institutrice dans son école. Voire nommée. En ce qui concerne le hockey, je pense qu’elle aura toujours « un pied dedans » que ce soit via le coaching ou pour jouer avec ses copines. Mais peut-être aussi que le fait d’aller voir ses enfants jouer lui suffira.

A : Je l’espère !

Fiche d’identité de Luca Masso

Date et lieu de naissance : 17 juillet 1994 à Uccle

Profession : Partnership Coordinator au Comité Olympique & Interfédéral Belge

Position sur le terrain : attaquant/milieu

Nombre de buts cette saison : 3

Palmarès chez les jeunes : champion de Belgique U16 et U19 et quelques titres en indoor

Parcours en équipes nationales de jeunes : U15 à U21 avec une coupe d’Europe en U16 (2ème) et une coupe du monde U21 (6ème)

Clubs de sport préférés : Sporting d’Anderlecht, Barcelone et AC Milan

Favori pour le titre en DH : La Gantoise

Ambition personnelle dans le hockey : gagner un titre et jouer l’EHL

À l’Orée depuis : 2018/2019

 

 

Valentin Thiery

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